- Dozilet Kpolo
- 23 janv.
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Dernière mise à jour : 25 janv.
« On est jeune et ambitieux / Parfois vicieux /Faut que tu te dises que tu peux être le prince de la ville si tu veux (si tu veux) », rappaient 113.
Hier, au cours de la remontada face à Manchester City (4-2), Bradley Barcola et João Neves n’ont pas eu besoin de chanter ses paroles pour poser un classique. Pleins feux sur les nouveaux princes de la ville.

BRADLEY BARCOLA, LA GAUCHE CAVIAR
Leader offensif du Paris Saint-Germain, en l’absence d’un Dembélé laissé sur le banc, Bradley-le-chétif avait la lourde tâche d’animer l’attaque parisienne.
PRISE DE LA TEMPÉRATURE

Dans ce système à 3 défenseurs derrière et avec un faux 9 devant, le frêle ailier gauche devait donc hisser son niveau et surtout trouver le chemin des filets. Chose qu’il a faite 11 fois en 18 matchs en Ligue 1 mais pas encore cette saison en Champions League.
Opposé à un Matheus Nunes, dont les réglages par défaut de joueur à vocation offensive lui ont porté préjudice, le numéro 29 parisien a tenté de prendre le dessus en 1ère période sans pour autant être décisif.
QUATRE MINUTES DE PLAISIR
Il a fallu attendre la seconde période, et cette 56ème minute.
Délesté du poids de l’attaque avec l’entrée d’Ousmane Dembélé, l’ancien joyau de la formation lyonnaise est plus léger, plus inspiré et son défenseur d’un soir en fait les frais.
Crochet puis accélération dans la foulée avant de repiquer dans l’axe, puis de pénétrer la surface adverse, plutôt que de tirer, il sert en retrait Ousmane Dembélé qui ne rate pas l’occasion (1-2). Un caviar de qualité. La gauche likes this.
Cherché plus souvent par ses partenaires, le longiligne attaquant de 22 ans (il les a eus en septembre dernier) ne fait pas dans la dentelle pour provoquer ses adversaires.
Un crochet par-ci, une frappe par-là. Bradley Barcola sort toute la panoplie d’un Agent Provocateur avant la Saint Valentin.
À la demi-heure de jeu, ses efforts sont récompensés.
Après avoir échangé sa place avec Désiré Doué, lui aussi pour les dribbles, le vingtenaire parisien se trouve au bon endroit au bon moment pour reprendre le ballon repoussé par la barre d’Ederson. (2-2).

Bradley Barcola a couru pour qu’un autre prince de la ville puisse continuer à marcher sur Manchester City.
JOÃO NEVES, TOUJOURS FOURRÉ DANS LES BONS COUPS
Les petits garçons savent. Ils savent qu’ils sont obligés particulièrement lors de leur première communion, et toutes les grandes cérémonies catholiques, de se fourrer jusqu’à ce que morve s’en suive. Celle qui suit les larmes qui coulent parce qu’on rejette cet accoutrement, immortalisé par toute la famille présente sur le parvis de l’église.
On ignore si Joao Neves a une fois été vêtu de la sorte ou encore sa confession religieuse – cela ne nous regarde pas. Par contre s’il y a bien une chose qu’on sait c’est qu’il prêche pour sa paroisse, qu’il est capable de remettre l’Eglise au centre du village ou plutôt le ballon dans le cœur du jeu.

DANS LE CŒUR DES PARISIENS
Harcèlement normal – d’adversaires qu’il faut bousculer pour les empêcher de construire, pied nonchalamment levé pour couper la trajectoire d’un dangereux centre à venir, mais aussi interceptions ou encore récupérations suivies de projections, etc. Le numéro 87 leur a tout fait au milieu de terrain mancunien, notamment ce vrai faux double pivot Mateo Kovačić/Bernardo Silva.

Surtout le second, son compatriote portugais, qu’il a martyrisé jusqu’au coup de sifflet final.
Avant ça, il eut l’action qui l’a fait entrer dans le cœur des parisiens : une tête plongeante piquée pour inscrire le 3ème but parisien avant que Gonçalo Ramos ne termine le travail plus tard.
DES TRAVAUX DE QUALITÉ
Les travaux de l’ancien benfiquiste ont été immenses et viennent confirmer un peu plus une première bonne saison qu’il a commencée sur des chapeaux de roue : 4 passes décisives en 2 matchs de Ligue 1 battant ainsi le record autrefois détenu par un certain Neymar Jr.
On lui souhaite la même carrière à Paris, sans les blessures, ni les embrouilles entre coéquipiers ou encore la diva attitude.
On lui souhaite d’être le Prince de la ville « parfois vicieux /Faut qu’il se dise qu’il peut être le prince de la ville s’il veut (s’il veut) ».