« Point faible : trop fort. », dit-on sur des réseaux sociaux pour mettre en lumière une personne bourrée de qualités.
Hier, Emmanuel Agbadou n’avait qu’un seul point faible : trop fort. Insuffisant malgré tout pour empêcher Arsenal de l’emporter par le plus petit des scores : 0-1.
Retour sur une rencontre tendue, 1 expulsion de part et d’autre, que l’Ivoirien, fraîchement arrivé en Premier League, aura dominé de la tête et des épaules, avant de tomber sur un Arsenal.

LES WOLVES HURLENT LES PREMIERS
15hGMT. Michael Oliver porte le sifflet porte à sa bouche pour lancer la rencontre entre Arsenal, qui court après le leader Liverpool, porté par un Mohamed Salah en mission, et Wolverhampton, mal classé.
Et ce sont eux qui, étonnamment, portent le premier coup.
10ème minute. L’ancien joueur de Barcelone, Nelson Semedo, désormais capitaine des Wolves, déborde et centre au second poteau, pour Pablo Sarabia. Le Portugais, remplaçant du remplaçant au Paris Saint-Germain, passe au-dessus des buts David Raya. 1ère alerte.
9 minutes plus tard, l’Allemand Kai Havertz, vrai faux 9, s’essaie à son tour. Mais sa tête n’est pas cadrée. Sa seconde tentative à bout portant, quelques minutes plus tard, cette fois-ci, est repoussée par José Sá.
EMMANUEL AGBADOU DANSE AVEC LES COUPS

Et pendant ce temps-là, positionné en stoppeur gauche, dans ce 3 – 4 – 3, Emmanuel Agbadou prépare ses appuis pour sa Masterclass.
On aurait pu penser que l’absence de Bukayo Saka, qui devrait retrouver les vertes pelouses anglaises en Mars, lui offrirait un peu de répit. Mais Gabriel Martinelli a décidé de prendre le relais mais c’était sans compter sur le Roc ivoirien.
26ème minute. Le corps en opposition, le numéro 12 bloque facilement le Brésilien. Quelques minutes plus tard, c’est Justin Timber qui perd un nouveau duel contre lui.
Le choc est tellement violent que le staff médical d’Arsenal intervient. Plus de peur que mal pour le Hollandais et surtout Mikel Arteta, qui a déjà pas mal de défenseurs à l’infirmerie.
Et quand ce ne sont pas les blessés, ce sont les expulsions qui plombent les Gunners.
QUAND EST-CE QUE L’OLIVIER NE SE PLANTERA PAS ?
C’est rarement bon signe quand l’homme au sifflet, l’homme en noir, All Black Everything, a une réputation qui le précède. Et c’est encore moins signe quand il s’agit de M. Michael Oliver.
Les polémiques, nées de certaines de ses décisions arbitrales, le suivent comme son ombre pour mieux mettre en lumière ses erreurs.
LA JURISPRUDENCE OLIVER
Il y a eu notamment : la sévère expulsion de Léandro Trossard face à l’Etihad Stadium, en septembre dernier et surtout l’action litigieuse lors de la demi-finale retour de la Champions League en 2018 : Real Madrid - Juventus (1-3).
L’Anglais avait notamment accord un pénalty aux Madrilènes, qui sera par la suite transformé par Cristiano Ronaldo. Ce qui avait provoqué l’ire des turinois au premier rang desquels Gianluigi Buffon ; qui avait été exclu.
La femme de Michael Oliver, elle, avait été menacée à la suite de ça.
Au moment où nous écrivons ces lignes, pas de menaces, mais plutôt une polémique à la suite d’une nouvelle décision contestable.
NOUVELLE CONTROVERSE
43ème minute de jeu. Corner repoussé par Wolverhampton, la contre-attaque est lancée par Matt Doherty. L’Irlandais est stoppé dans son élan par Myles Lewis-SKelly, dont on ignore s’il est parenté à feu…S Kelly.
Le jeune latéral gauche est sanctionné non pas d’un carton jaune mais plutôt d’un rouge ! Il restait une bonne soixantaine de mètres mais M. Oliver a considéré qu’il était le dernier défenseur. Incompréhensible. Stupeur chez les Londoniens.
AGBADOU TERMINE COMME IL A COMMENCÉ
Le mot de la fin de la première mi-temps ? Emmanuel Agbadou bien sûr. À ce moment-là, a déjà une main sur le trophée de Player of the match ; que David Raya remportera finalement.
L’ancien Rémois, où il a laissé entres autres Oumar Diakité, stoppe une nouvelle attaque des Gunners avant de mettre genou à terre comme s’il pensait à son passé. Kerozen likes this.
ARSENAL A PEUT-ÊTRE GAGNÉ, MAIS AGBADOU LUI N’A PAS PERDU

La réorganisation tactique, le remplacement du jeune prodige de 17 ans, Ethan Nwaneri, à la 46ème minute de jeu, par Riccardo Calafiori, vraie fausse révélation de l’EURO 2024, porte ses fruits.
Trois minutes après l’expulsion de João Gomes, à la 70ème minute de jeu, suite à un second carton jaune, l’Italien inscrit un but d’une frappe croisée dans la surface : 1-0 !

PAS LA GÂCHETTE LA PLUS UTILISÉE QUI MARQUE
Ce n’est ni Kai Havertz, ni Léandro Trossard, ni même Declan Rice, qui s’est essayé de loin ou encore Gabriel Martinelli, qu’Emmanuel Agbadou a continué à trimballer dans sa poche, qui a trouvé le chemin des filets. Mais plutôt un défenseur, qui plus est remplaçant en début de rencontre, à force d’être blessé, et entré en jeu à la faveur d’un concours de circonstances. Comme quoi les Gunners ont quand même un Arsenal.

Le solide gaillard, qui aura remporté 86% de ses duels selon l’Equipe, n’a qu’une défaillance : « Point faible : trop fort. »
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